C’est quand on perd quelqu’un qu’on se rend compte de l’importance qu’il avait dans nos vies et du vide qu’il laisse derrière lui.
Le HOC a perdu un de ses piliers, je profite, au nom du club, de ces quelques lignes qui nous sont accordées pour lui rendre hommage.
Bernard était un membre plus qu’actif, qui était depuis de nombreuses années le moteur de notre événement du Karrim’HOC. Bernard était un proche pour beaucoup d’entre nous, il m’avait beaucoup appris sur la CO, j’avais notamment fait un de mes premiers déplacements en CO à Paris avec lui, lorsque des city races y avaient été organisées.
Bernard aimait tant voyager, pour la CO et pour l’aventure : la Nouvelle-Zélande, la Hongrie (où il ne pouvait plus aller après sa nuit au commissariat), le traditionnel Maximus O Meeting en Espagne, et le Costa-Rica avec Iwan et papa, son dernier grand voyage, et bien d’autres.
Beaucoup d’entre nous auraient eu des anecdotes à ajouter à cet hommage (tant il était apprécié et convivial) car nombreux sont les souvenirs des moments passés avec lui et qui font sourire.

Pour reprendre les mots d’Iwan (Vis, ndlr), il a pointé sa dernière balise il y a deux ans et le “schnitzel” dans le jargon des initiés, a été très long, semé de montées et de descentes en terrain marécageux, miné. Bref, un vrai calvaire jusqu’à l’arrivée.
Malgré tout, quel bonheur ça avait été pour nous de le retrouver (pendant le peu de répit qu’il aura eu ces derniers mois) lors des trois jours de Belgique organisés par Pégase l’année dernière. La course d’orientation aura été un des moteurs de sa vie et une de ses préoccupations principales lors de son hospitalisation. Il portait fièrement sa veste du HOC lors de chaque visite à l’hôpital.
Pendant ces deux dernières années, j’avais pris plaisir à lui envoyer mes parcours, qu’il analysait depuis l’hôpital et qu’il finissait par connaître par cœur.
Dans cette fin de vie compliquée, Bernard avait retrouvé l’amour de sa vie, Solange, qui l’a accompagné avec une douceur et une présence remarquable dans cette période difficile.
Je ne veux pas qu’on retienne de lui la douleur et la peine que nous traversons depuis qu’il a quitté nos vies, mais qu’on retienne la belle personne qu’il était et l’exemple de combativité qu’il nous donne.
Merci Bernard, merci pour tout.
Bon dernier voyage, belle dernière aventure là-haut ; chaque balise pointée depuis le 18 juin est pour toi et toutes les prochaines le seront aussi, tonton Bernard.
Lucie Arno